Les conflits récents confirment le rôle central des feux d’appui, désormais dominés par l’artillerie sol‑sol en raison de l’efficacité des défenses sol‑air. La modernisation de ses composantes – obus, roquettes/missiles et munitions téléopérées – et l’amélioration de la télédétection bouleversent l’équilibre tactique traditionnel, limitant la manœuvre des forces mobiles et favorisant la prédominance du feu sur le mouvement.

À l’horizon 2035‑2040, l’artillerie devra combiner précision, portée et puissance dans une logique d’hybridation, pour assurer la supériorité des feux, appuyer les forces jusqu’à 30 km et traiter la profondeur jusqu’à 300 km, tout en résistant aux systèmes de défense émergents et aux nouvelles formes de brouillage et de neutralisation.

Document: Prospective artillerie